Juventud Ayudante

Stage d'entraide au Honduras
Été 2001
Polyvalente de l'Érablière

 
Geneviève Dubeau
Tania Kabis
Marie-France Labine
Anik
David-Emmanuel
Nathalie Champagne
Angélique
Martin Raymond

Isabelle Leblanc
Édith Loyer
Maude Benny
Caroline Guilbeault
Christine Bellerose
Karine Gravel
Marie-Pier Ducharme
Ce voyage, le premier de ma vie, fut extraordinaire. Je suis certaine que je n'aurais pas eu le dixième de cette satisfaction si j'étais allée à Cuba ou en Floride. C'est tellement différent. Ce voyage m'a grandi. Rien à voir avec un club Med.

Au début, l'expérience me faisait un peu peur. Je savais que je faisais un voyage, mais je ne le réalisais pas. Ma tête le savait, mais mon cœur ne comprenait pas encore. J'ai donné tout ce que je pouvais, j'ai travaillé fort et plus les jours avançaient, plus je frémissais d'impatience. La nuit de mon départ fut irréelle. C'est seulement une fois les douanes du Honduras passées que je suis tombée de mon nuage. Boom! Je venais de m'apercevoir que je n'étais plus chez moi. Je n'ai pas eu de grand choc culturel. Certes, j'étais dépaysée, mais rien ne m'a véritablement choquée. J'étais consciente avant de partir que je verrais des choses difficiles.

Chaque minute passée en sol hondurien m'a aidé à grandir. Mon bagage culturel s'est enrichi. J'ai découvert un autre peuple, une autre mentalité. Des mœurs différentes. Des habitudes différentes. Des comportements différents. Des idées différentes. La différence, c'est ce qui fait la richesse d'un pays. J'ai mené une existence étrangère pendant ces dix jours, et ça, le fait de vivre au rythme des gens du pays, a fait grandir ma culture. Mon cœur a également grandi. Quand j'ai vu tous ces gens pauvres qui donnaient tout ce qu'ils avaient même si en fait, ils n'avaient…rien. Ces gens offraient leur amour et leur bonté inconditionnellement. Si seulement tout le monde agissait de cette façon…

Mon esprit a appris. J'ai réalisé que mon peuple est constitué de gens gâtés et égoïstes. Je le suis moi aussi. Tout le monde l'est. Nous avons tout à portée de la main, et nous en voulons toujours plus. Nous avons tout, et le pire dans tout ça, c'est que nous ne nous en rendons même pas compte. Nous ne savons pas apprécier ce que nous avons. Pourquoi ne pas chercher le bonheur dans les choses simples de la vie? Pourquoi, chez mon peuple, faut-il que le bonheur soit toujours matériel et abondant? Je sais que ma société n'est pas parfaite. Il n'existe aucun pays parfait. Même si certains nous envient, nous n'avons rien de plus qu'eux. De l'argent peut-être, mais pas plus de bonheur. Le Honduras n'est pas parfait; il a ses côtés sombres comme tous les autres. Ce fut très enrichissant pour moi de les découvrir.

En terminant, je voudrais remercier la Société Mer et Monde de m'avoir permis de vivre cette expérience inoubliable. Ce voyage m'a beaucoup fait réfléchir sur la vie, ses injustices, ses plaisirs, la pauvreté, etc. Expérience que je me jure de revivre avant la fin de MON VOYAGE en ce bas-monde.

Geneviève Dubeau

Mon aventure

Par quoi commencer? Difficile à dire, parce qu'il est difficile de savoir où a commencé cette aventure. Est-ce que c'était quand Josée en a parlé dans son bureau? Lors de la première réunion? Quand j'en ai parlé à mes parents? Quand je magasinais pour acheter mon attirail? Quand j'ai mis les pieds dans l'avion? OU le premier pas que j'ai fait en terre hondurienne? Peu importe quand ça a commencé, l'important c'est que ce voyage n'est pas qu'un projet ou un rêve, il fait bel et bien partie de la réalité et malheureusement du passé aussi!

Pendant le voyage tout s'est déroulé comme dans un rêve. Mais malheureusement tout ne se déroulait pas au ralenti, alors le séjour a semblé très court. Mais tout ce que j'ai vu, appris, vécu, compris, prendrait des années à expliquer à quelqu'un qui n'y était pas. Maintenant un seul mot, une seule image peut éveiller en moi un lot de souvenirs. Et seuls ceux qui y étaient peuvent comprendre pourquoi mes yeux brillent quand je pense au Honduras. Comment raconter à quelqu'un ce que j'ai vu? La petite magie qui s'est glissée dans chaque image que j'ai vue au Honduras, elle n'apparaît pas sur les photos! Alors comment les autres pourront le savoir? Malgré nous, nous resterons liés à jamais par ces simples portraits d'une vie nouvelle, que nous avons partagée ensemble. Quand j'étais au Honduras, je ne me suis pas ennuyée du Québec, mais maintenant que je suis de retour au Québec, je m'ennuie du Honduras.

Et avec du recul…j'ai beaucoup (selon moi) mûri et acquis une certaine sagesse et un goût de vivre tellement plus intenses. Un espoir, trop grand peut-être, qu'un monde meilleur pourrait exister, quelque part, même si les gens de ce monde n'ont pas d'argent, qu'ils puissent y arriver avec toute la force qu'ils ont dans le cœur. J'ai vraiment envie de partager ma force avec eux, pour leur donner, tout simplement, cette envie!

Ma vision des choses a beaucoup changé et mes besoins aussi. Quand on voit des enfants qui ne peuvent pas manger, on ne lève pas le nez sur l'assiette pleine que notre mère pose devant nous! J'ai changé pendant le voyage et je continue de progresser. Je comprends des choses que je n'avais pas comprises sur le coup. À bientôt Honduras!

Tania Kabis

Mon rêve…

Mon voyage au Honduras a été très enrichissant pour moi. Au début, j'étais découragée car nous étions trente-cinq personnes inscrites et vingt personnes seulement pouvaient partir. Mais je voulais partir avec une telle détermination que j'étais prête à tout pour réaliser mon rêve. Nous avions notre destination, le monde pour y aller, tout ce qui nous manquait, c'était l'argent. Dieu sait que nous en avons fait des affaires. Que ce soit de vendre du café, des primes de luxe ou des fleurs. Nous nous sommes transformés en emballeurs, en laveurs d'auto…

Tous les moyens étaient bons pour nous rapprocher de notre but. Ces tâches ont quand même été réalisées avec beaucoup de plaisir. Et le grand jour arriva enfin. Encore nerveux mais très heureux, nous étions avec nos bagages, nos craintes et nos folies, prêts à partir. On était loin de se douter de ce qui nous attendait. Négativement, je pourrais vous dire que nous avons beaucoup marché et que cela a été très épuisant. Mais tous ces beaux paysages, ces gens différents mais affectueux nous faisaient vite oublier notre fatigue et nos petits bleus. Chaque jour était pour moi l'occasion de la découverte d'un nouveau monde, que j'ai appris de plus en plus à apprécier. Les gens sont fiers de ce qu'ils ont. Même si ils n'ont pas grand-chose. Ils ne se plaignent jamais. Tout le monde s'entraide et c'est ce que j'ai trouvé de merveilleux. Les gens, sans nous connaître, nous accueillaient les bras grand ouverts.

Une expérience que j'ai beaucoup aimée, c'est garder les enfants. J'aurais aimé parler espagnol, pour les connaître davantage. Ils nous regardaient avec leurs grands yeux remplis de curiosité et toujours avec un si grand sourire, ce qui pour moi était inoubliable. S'ils savaient combien nous étions nous aussi émerveillés de les rencontrer. Ce voyage m'a appris à mieux me connaître et à apprécier ma vie comme elle est.

À vivre chaque instant. Comme le dit si bien une chanson que j'aime bien : " Que l'on marche sur l'or ou sur l'argile, la vie est si fragile ". Que nous venions de partout dans le monde, nous avons tous le même but, améliorer notre sort. Si vous me demandiez de repartir au Honduras demain matin, je vous répondrais : " Pourquoi pas? " et cela avec le plus grand plaisir.

À bientôt,

Marie-France Labine

Mon stage d'entraide au Honduras

Mon expérience au Honduras a été unique, même si ça n'a duré que onze jours. J'avoue que ça n'a pas toujours été facile, souvent on m'a découragée et maintenant je suis heureuse de ne pas avoir lâché. Ce projet me tenait vraiment à cœur!

Après onze mois de travail et de gros efforts, le 10 août arriva très vite. C'était beau de voir ce que le travail d'une année donnait comme résultat.

Quand je suis arrivée au Honduras, après sept heures d'anxiété dans l'avion, je m'attendais au pire alors ça n'a pas été un gros choc. C'est vrai que les gens sont plus démunis là-bas mais ils sont tellement plus accueillants.

Ce qui m'a marquée le plus ce sont les enfants, ensuite les gens si accueillants et souriants. Ça n'a pas été un choc d'aller au Honduras mais de revenir au Canada m'a donnée un méchant coup! Les gens sont si différents : ici, les gens pensent à eux en premier même si ils ont tout pour être heureux tandis que là-bas les gens donnent tout quand ils pourraient être beaucoup mieux.

Je trouve que onze jours ce n'est pas assez, enfin, c'est ce que je pense. Je serais restée encore très longtemps. Mon petit voyage m'a donné toutefois le goût de refaire ce genre d'expérience. Ce n'est certainement pas la dernière fois que je fais un voyage dans le but d'aller aider. La raison première de ma participation était justement l'entraide.

Pendant mes onze jour, j'ai particulièrement préféré Pueblo Nuevo, un petit village à trois heures de Tegucigalpa. Les gens de ce village sont tellement fiers! Lorsqu'on travaillait, visitait la grotte, se baignait à la rivière, les enfants étaient avec nous. Surtout à la grotte, il y avait environ onze jeunes avec nous. Cela reste un beau souvenir pour moi. En journée, on jouait avec eux dans la cour de l'école primaire. Si je garde un si beau souvenir de ce voyage c'est justement grâce aux enfants. Ces enfants ont une place toute spéciale dans mon cœur. Si un jour je retourne au Honduras, c'est certain, je retourne à Pueblo Nuevo!

Le retour a été très difficile. Je ne voulais pas revenir! J'étais trop bien pour partir. Plusieurs fois j'ai eu la gorge serrée et les larmes ont coulé (en partant de Pueblo Nuevo, à l'aéroport). Martin et Ricardo sont pour moi des modèles! J'admire ce qu'ils font! J'aimerais tellement être comme eux, avoir assez de " guts " pour partir et passer ma vie à aider dans un pays en voie de développement. Des gens comme eux, ça en prendrait beaucoup plus.

Pour finir, mon voyage m'a fait grandir. C'est certain que ma vision pour certaines choses a changé. Je suis plus sensible!… Mon expérience au Honduras reste marquée en moi! Ce serait fou un peu mais si demain j'avais le choix de retourner là-bas, je n'hésiterais même pas, ce serait OUI!!!

Hasta la Vista Honduras!

Anik

Si on me demandait de dire et de décrire mes onze jours passés au Honduras, ce serait " aouch! " " wow! " Et " merci! "…..

Aouch! pour la première fois que j'ai vu le montant que l'on devait ramasser, et aouch!, pour tout le financement que nous devions faire. Mais je dirais aussi aouch! pour l'attente de 5 heures au Salvador, aouch! pour le premier repas typique qu'on a mangé (surtout un gros aouch! pour les fèves), aouch! pour l'eau avec laquelle on devait se laver, aouch! pour la descente en montagne, aouch! pour la marche de 6 heures le lendemain, aouch! pour le coup de soleil à Amapala : oui, pour tout ça je dis aouch!

Mais il y a aussi wow! Wow!, lorsque nous avons eu assez d'argent pour faire le stage, wow! pour l'instant où on était dans l'avion et où on a pu dire : " Ça y est, on y va ", wow! pour la bouffée de chaleur qui nous a accueillie à notre arrivée à l'aéroport à Tegucigalpa. Wow! pour l'accueil de Martin et sa famille, wow! pour le premier palmier que j'ai vu, wow! pour les jours où nous sommes allés aider à construire une maison en adobé pour les enfants de la garderie, wow! pour la baignade dans la rivière à Pueblo Nuevo et enfin, wow! pour la fin de semaine de rêve à Amapala!!!

Et finalement merci! Merci à Josée, Michel, Nicolas et Daniel pour nous avoir embarqué dans cette grande aventure qu'a été le Honduras, merci à Mer et Monde qui nous a appuyés dans notre projet, et merci à Martin et sa famille pour le toit qu'ils nous ont procurés. Merci!

David-Emmanuel

Bonjour, avant que ce projet ait lieu, je ne savais même pas où se situait le Honduras dans le monde!!! Je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre. Même qu'à maintes occasions j'ai voulu abandonner. Malgré tout, le grand jour arriva. J'étais plus excitée que jamais par le fait de connaître un nouvel horizon, et aussi fière d'avoir concrétisé un tel projet!!!

Durant ce voyage, je n'oublierai pas de sitôt ce peuple si accueillant et chaleureux, ce paysage montagneux, ces excursions à n'en plus finir, les enfants de la garderie, qui étaient tous aussi mignons les uns que les autres et la technique de fabrication de leurs maisons; il faut user de patience pour faire de la " bouette ", transporter les blocs de terre au lieu de fabrication. L'ambiance qui régnait dans le groupe était aussi extraordinaire, chacun avait ses petites manies bien particulières. Ces manies faisaient rire de temps à autre et quelqu'un pouvait nous étonner. Nous avons juste à penser à Maude et sa nouvelle coupe de cheveux ou Martin avec ses fourmis!

Maintenant, j'ai l'impression que tout a passé trop vite!!! Mais ma vision de la vie a beaucoup changé. Je regarde autour de moi et je me dis que la vie dans les autres pays est plus difficile que la mienne. Et c'est pour ça que je veux répéter l'expérience.

Nathalie Champagne

Bonjour. Quand j'ai décidé d'embarquer dans le projet " Ayudar ", je ne savais vraiment pas dans quoi je me lançais. Pour dire vrai, la première fois que j'avais entendu parler de cela, j'étais certaine que ça ne verrait jamais le jour. Mais je me suis trompée parce que le fruit de ça a été " écoeurant ". Mais ça nous a demandé beaucoup d'effort et beaucoup de temps. À toutes les semaines, des réunions. Après, le financement. On avait hâte d'arriver au bout de notre projet. En plus, dire que j'ai failli lâcher tout ça, mais, grâce au responsable, je suis bel et bien allée au Honduras. Prendre l'avion a été éprouvant pour moi. C'était la première fois et rendus à l'aéroport à Tegucigalpa, j'étais très stressée. Rendue à la maison de Mer et Monde, on aurait dit que je ne réalisais pas vraiment que j'étais là. Puis lorsque je suis entrée en contact avec les Honduriens, cela a été génial. Juste essayer de comprendre leur langue, leur culture puis souvent la misère qu'ils endurent. Même si nous n'avons pas vraiment travaillé, je me suis quand même sentie utile. Je me disait que lorsqu'on aidait pour construire la maison, " Au moins, même si on en fait pas beaucoup, on réussit à rendre des gens heureux! " En plus les Honduriens sont pas mal plus en forme que nous et moins " chialeux ". Toutes les longues marches que nous avons faites, eux les font chaque jour. J'aimerais tellement revivre une expérience comme celle-là! J'aimerais remercier Michel, Josée, Nicolas pour tout ce qu'ils ont fait pour nous. Ce n'était pas rien d'organiser cela. Avec des ados en plus. J'aimerais aussi remercier Martin et Ricardo.

J'ai vécu une des plus belles expériences de ma vie (même si j'ai eu peur des fois!). Je vous remercie tout le monde!

Angélique

Il y a de ces voyages dont on se souvient longtemps. Je crois bien que le stage coopératif au Honduras restera à jamais gravé dans ma mémoire et aussi, je le crois, dans la mémoire de tous les membres du groupe. Un groupe formidable que je ne suis pas prêt d'oublier! Ce stage d'entraide s'est avéré être un succès : l'expérience du travail de groupe, la découverte d'un nouveau peuple, un paysage somptueux nous offrant des montagnes à perte de vue, des randonnées pédestres à n'en plus finir ont tous été des expériences enrichissantes ainsi que marquantes! Ce voyage m'a apporté une nouvelle ouverture d'esprit. Je suis resté stupéfait de voir à quel point des gens peuvent vivre de peine et de misère et cela, tout en gardant un " vrai " sourire accroché au visage…

De retour au Québec, je reste avec une soif de connaître à nouveau l'expérience d'un voyage coopératif, la soif de revivre l'expérience de vie de groupe…. Une soif de recommencer mais je crois que jamais rien ne pourra être comparé à ce que j'ai vécu au Honduras.

Le projet Ayudar fut un rêve, un projet, une réalisation et une réussite, à tous les points de vue…

Martin Raymond

Mon voyage….

Quel souvenir! Jamais je n'oublierai ce merveilleux voyage. En fait, je crois que personne n'oublie une telle expérience…c'est tellement enrichissant! On découvre de côtés de nous et des autres du groupe, que l'on ne connaissait pas du tout. On apprend à vivre avec les autres, à s'habituer à leurs " petites manies "… tout cela réuni ensemble donne une bonne expérience de vie. Pas facile comme adaptation des fois! Chaque personne du groupe avait un caractère différent, donc il fallait agir différemment avec chaque personne. Mais je crois que tout le monde a donné son 100%, je dirais même son 110% pour que l'atmosphère dans le groupe soit aussi géniale. Et on a très bien réussi!!! Comme nous avons fait plein de choses là-bas, nous avons vécu pleinement. Moi, même si je ne l'exprimais pas trop, j'en ai vécu des choses… des joies, des peines, des peurs… Pour moi, ce sont tous ces sentiments qui ont rendu le voyage agréable.

Si je n'avais rien ressenti, le voyage aurait été long et pénible. Quand j'étais malade ou que je ne me sentais pas bien, je me disais que se serais mieux dans mon lit, chez moi…mais ce n'était que passager, après tout redevenait normal!!! C'est-à-dire que j'étais heureuse d'être au Honduras. Nous avons fait plusieurs activités là-bas, mais ma favorite reste quand même la garderie. Les enfants sont tellement adorables…

J'adore les enfants, mais on dirait que les petits Honduriens avaient un petit quelque chose de plus que les enfants du Québec. Ils nous regardaient avec des yeux…je ne suis pas capable de définir leur regard. Personnellement j'aurais été capable de passer les douze jours à la garderie! Mais je ne dis pas que les autres activités n'étaient pas amusantes. Au contraire, ces activités nous permettaient de rencontrer plein de gens. Des gens vraiment très sympatiques qui acceptaient de nous héberger et de nous faire à manger. Ils n'avaient pas beaucoup d'argent pour certains, mais nous auraient tout donné quand même. C'est très touchant de voir ça…

Je garderai toujours en souvenir les images des familles que nous avons rencontrées. Nous avons beaucoup visité aussi. Nous avons vu plusieurs petits villages, plusieurs endroits très beaux et j'ai beaucoup aimé. En fait, pour tout dire, j'ai tout aimé de mon voyage. Même les moments un peu moins amusants, je les appréciais quand même!!! J'ai beaucoup beaucoup aimé la maison Clara-Lauzon de Mer et Monde. J'ai trouvé ça accueillant et très chaleureux. Et tout le monde était tellement gentil avec nous!

Ce voyage sera une des plus belles expériences de ma vie!!! Au plaisir de se revoir un jour…

Isabelle Leblanc

Mon voyage

Mon voyage au Honduras a été pour moi une expérience fantastique, que je referais n'importe quand. Quand on arrive là-bas tout est de la nouveauté pour nous, un nouvel apprentissage. Ici on est tellement habitué à notre petite routine qu'on ne regarde pas ce qui se passe autour de nous mais là-bas on est obligé d'ouvrir les yeux et de voir tout ce qui arrive aux autres. Ça nous permet de voir combien nous avons de la chance d'avoir tout ce que nous avons, nourriture en abondance, plus d'eau qu'il nous en faut, un toit convenable. Quand on y pense, on est vraiment chanceux. J'ai vraiment aimé voir tous les petits côtés de leur vie, au lieu d'avoir vu juste une chose nous avons touché un peu à tout, la vie à la compagne, en ville, leur travail à la campagne et en ville.

Ce voyage m'a montré qu'on devrait prendre un peu exemple sur eux, car malgré tous leurs problèmes ils sont quand même heureux et accueillants tandis que nous quand il nous arrive quelque chose, on déprime complètement. C'est comme si c'était la fin du monde. Là-bas, on dirait que tout va au ralenti, qu'on prend au jour le jour, ici on est toujours pressé, on veut aller plus vite que le temps, on pense constamment à ce qu'on va faire ou à ce qui va arriver demain.

L'ambiance là-bas est très relaxe et ça fait vraiment du bien de ne pas avoir toujours à penser à telle ou telle chose. En tout cas ce voyage a été la plus belle chose qui me soit arrivée et j'espère pouvoir refaire ce genre d'expérience encore un jour.

Édith Loyer

Je m'appelle Maude, j'ai eu dix-sept ans il y a à peine quelques jours et j'ai fait un voyage…. Avant, le Honduras n'avait pour moi aucun visage, j'avais même de la misère à me rappeler sa forme tout en ignorant totalement si c'était montagneux ou humide ou sec ou plat comme endroit. L'idée de ce voyage circulait depuis le début de l'année mais j'ai failli l'abandonner à cause du cégep. J'ai fait mes bagages sans trop comprendre où et dans quoi je m'embarquais ou bien avec qui. Et je me suis retrouvée face à des montagnes à perte de vue, une langue, des autos, des trottoirs, des arbres, des maisons, des sentiers que je ne connaissais pas et des amis…

Durant le voyage, j'ai appris surtout à connaître Martin et son grand cœur, Nathalie et sa spontanéité, Angélique la petite enfant, Tania la fonceuse, Émilie…l'Émilie. Ricardo l'ami et puis merde : " une sensationnelle de belle gang ". Je me suis aussi redécouvert un goût pour la marche, chose que j'avais oubliée et qui m'a beaucoup servi depuis que je suis à Matane. Tout ce que j'ai à dire est que c'était parfait. À tous points de vue : j'ai eu mal pour ce que je pouvais supporter et j'ai eu du plaisir par dessus tout.

Après!… Je ne fume plus….j'aime le café…j'aime marcher…j'aime l'aventure…je suis constamment dans une aventure!!!

Maude Benny

Ha! mon Dieu! Café, chocolat, primes de luxe, cartes à gratter et lave-auto….on en as-tu fait des affaires! Ça c'est sans compter les mille et une réunions! Pendant environ dix mois on s'est forcés pour arriver à notre but ultime : le Honduras! Je me suis déjà demandée pendant ces dix mois si je continuais, si ça valait vraiment la peine. Et oui ça valait vraiment la peine. Je ne regrette vraiment pas d'avoir fait ce que j'ai fait. Et je recommencerais n'importe quand. On a trouvé ça dur et un jour…on est partis!

Trois heures du matin, les yeux gros comme des balles de golf à cause de la fatigue et de l'énervement (surtout de l'énervement), on était en route pour l'aéroport! Le Honduras nous attendait. Je vous le jure, c'était du stock! Les bagages, le billet, les nombreux papiers, et les " au revoir! " Une fois dans l'avion par exemple : " here we go, c'est un départ! ". J'ai passé les plus beaux onze jours de toute ma vie. Des gens merveilleux …bon un peu traumatisants quand on se fait siffler, mais les gens sont hyper sympathiques. C'est fou à quel point ils sont forts. Ils gardent le sourire même avec le peu qu'ils ont. Ils sont si chaleureux. Ils sont prêts à tout nous donner. Et les enfants….si mignons, si adorables!

Je passerais une vie entière avec eux! On a vraiment eu une expérience inoubliable. Les champs de bananes, la garderie, la maison à construire et que dire de nos randonnées pédestres en montagne!?! On marche, on marche, on marche encore… On s'est fait des muscles! Puis on a eu la rencontre avec des lézards, des scorpions, etc…et les superbes coucarachas (coquerelles!). Je suis repartie du Honduras le cœur gros sachant bien que j'y retournerai.

Et au retour chez moi je me trouve tellement chanceuse d'avoir ce que j'ai….et je me trouve tellement " dégueulasse " de manger des fois simplement par gourmandise sachant qu'il y en a qui n'ont pas trois repas par jour. Merci à Mer et Monde de m'avoir sensibilisée. Maintenant je pense plus aux autres. Je fais ce que je peux pour rendre leur vie plus agréable. Merci encore mille fois. Et je vous dis à la prochaine pour le Honduras.

Caroline Guilbeault,
Paix et Amour

Philosophie d'une apprentie globe-trotter….

Déjà un mois que l'aventure est terminée. Je ressens encore un vide. C'est ce vide qui a été dur à vivre pour moi au retour. S'apercevoir que la vie continue après la grande finale, c'est loin d'être génial pour le moral. Ces mois passés à tisser des liens, à travailler sur un projet commun et grandiose, à voir venir un rêve qui paraissait tellement lointain, m'ont appris le pouvoir de la volonté. Peu de gens croyaient vraiment en ce voyage mais nous y sommes arrivés, et cette victoire me permet de croire un peu plus en mes capacités et à élargir mes possibilités.

Si ce voyage m'a appris une chose, c'est bien que la beauté est partout sur cette terre. On la retrouve même dans la misère, derrière les sourires cordiaux des paysans, dans les yeux émerveillés des enfants, dans la générosité du peuple. C'est ce que je vais rechercher dans mes futurs voyages : les beautés cachées.

Je garde de mes compagnons de voyage un souvenir impérissable. Les multiples difficultés que nous avons affrontées ensemble ont fortifié notre amitié. Dans vingt ans, si nos routes se recroisent, il y aura toujours dans nos sourires ce petit air qui semble dire : " T'en souviens-tu?! ", et ces souvenirs qui nous lient ne pourront mourir dans nos mémoires.

On dit que les voyages forment la jeunesse : moi je vous dis qu'ils forment toute une vie. J'ai vu de mes yeux en un seul endroit les facettes les plus sombres et les plus claires de l'existence. Je voulais devenir globe-trotter, je sais maintenant que j'en ai la force. L'inconnu ne m'effraie plus.

Je voudrais remercier le Ciel de m'avoir permis de vivre cette expérience qui a été décisive dans ma vie. Comme quoi l'existence réserve de merveilleuses surprises à qui travaille à réaliser ses rêves. Je remercie aussi tous mes compagnons de voyage. Chacune de vos présences était essentielle. Je vous souhaite d'avoir tiré les mêmes leçons et le même émerveillement que moi. Et surtout, je voudrais dire à tous ceux qui suivront de vivre intensément chaque seconde de leur voyage, d'ouvrir grand leurs yeux sur cette planète qui est la leur, de l'aimer comme on aime sa mère et de croire sincèrement au plus profond de leur coeur qu'elle sera toujours belle et leur tendra toujours les bras.

Émilie, avec tout mon amour et mon amitié

Mon voyage au Honduras

Vous êtes-vous déjà demandé si l'aventure était faite pour vous?

Pour ma part, j'ai dû me poser cette question avant de prendre la décision de participer à ce voyage. Les vaccins, les médicaments, les activités pour les levées de fonds, l'apprentissage d'une nouvelle langue ne me font pas peur. Toutefois, plusieurs autres questions me sont venues en tête. Mon confort, mes habitudes alimentaires, l'éloignement de ma famille et de mes amies sont d'autres aspects à considérer. Après réflexion, je décide que l'aventure m'attire beaucoup.

Donc je suis prête pour le voyage au Honduras. La préparation de ce voyage ne fut pas toujours évidente et souvent épuisante mais tellement intéressante. Les moyens de financement que nous avons mis en marche étaient variés et c'était du boulot. Par contre, cela a permis un rapprochement entre les membres du groupe.

Hé voilà, nous sommes déjà le 10 août, prêts à partir pour le Honduras. Je me souviens comment j'étais nerveuse avant le départ. Par contre, une fois assise dans l'avion j'avais très hâte d'atterrir à Tegucigalpa. Une fois rendus à la maison de Mer et Monde, nous avons été si bien accueillis que nous nous sentions chez nous dès notre arrivée.

Pendant notre séjour nous avons vu des choses merveilleuses, mais aussi des choses très touchantes. Par exemple : la pauvreté, les enfants qui vivent dans la rue, etc… Ce qui m'a le plus surprise, c'est que les gens étaient très accueillants et qu'ils avaient toujours le sourire malgré le peu qu'ils ont. Tous les enfants que nous avons rencontrés durant notre voyage étaient adorables. J'ai tellement eu de plaisir à faire ce voyage que j'y retournerais immédiatement. Ce voyage m'a permis de voir et d'apprendre plein de choses sur un autre pays. Je suis très contente que nous ayons pu faire quelques petites tâches afin d'aider les gens là-bas.

À la fin de notre voyage, j'étais très triste de partir, car nous étions tellement bien et que nous avions rencontré plusieurs gens merveilleux. C'est certain que je ne pourrai jamais oublier tout ce que nous avons vécu durant ce voyage. J'espère avoir la chance de pouvoir un jour retourner au Honduras.

Christine Bellerose XXX

Combien ai-je vendu de tablettes de chocolat, de café, lavé de voitures pour atteindre mon but, le Honduras? Durant toutes nos levées de fond, j'ai appris à connaître les autres. Nous avions tous une caractéristique en commun, le désir d'aider les autres. C'est ce désir qui nous a mené au Honduras.

Que de dépaysement! Seulement dix minutes après notre arrivée, nous nous étions fait siffler plus de fois que durant toute notre vie. La pollution a été une caractéristique marquante. Des déchets un peu partout, le bruit des autos qui klaxonnent et tout le gaz que ces dernières rejettent. Les autobus qui ne sont pas sécuritaires pour nous existent en quantité industrielle là-bas. Cela m'a beaucoup choquée. Le gouvernement n'est pas d'un grand secours, il construit une statue de Jésus au lieu de construire des maisons. Ce n'est pas étonnant qu'il y ai tant de pauvreté avec un tel gouvernement. Ce qui nous semblait peu important pour nous avait une très grande importance pour les Honduriens. Comme l'eau salubre, le papier (maintenant je réalise l'importance de l'eau et du papier dans notre vie comme jamais). La violence était très marquante aussi, toutes ces maisons avec des barbelés, des morceaux de vitre. Ce qui m'a le plus frustrée, ça été de ne pas pouvoir communiquer avec les gens. À part les paroles de base, je ne comprenais rien. J'avais toujours besoin de l'aide de quelqu'un.

Malgré tous leurs problèmes et la pauvreté, les Honduriens sont souriants et saluent toutes les personnes qu'ils rencontrent. Leur beauté intérieure est magnifique. Les gens à la campagne semblent plus sympathiques donc je l'ai préférée à la ville. Les paysages y sont magnifiques. Ça me donnait l'impression de me trouver au Québec, il y a plusieurs années, lorsque tout le monde se connaissait dans le village. Les gens sont très généreux, ils nous donnent des repas qu'ils ne mangent même pas eux-mêmes. Ça n'existe pas vraiment au Québec. J'ai aimé goûter de nouvelles nourritures et vivre comme eux à la compagne.

Le retour a été assez difficile car l'école était déjà recommencée. Je n'ai pas eu le temps de réaliser tout ce que j'avais vécu et déjà j'avais repris un rythme de vie qui fonctionne avec les heures. Au Honduras, les heures ne comptent pas. Le temps a passé trop vite, onze jours c'est très court. En arrivant au Québec, j'ai tout vu d'un autre œil, les gens ne sont pas aussi sociables, j'avais le goût de saluer tout le monde que je voyais. À l'école je vois des personnes qui gaspillent du papier et ça me choque car je sais qu'il y a des enfants qui n'en ont pas. Nous les utilisons comme si c'était illimité.

Tout cela n'aurait pas été possible sans nos accompagnateurs et nos parents. Sans eux nous n'aurions pas été bien. Je ne dois pas oublier Ricardo et Martin qui nous ont guidés tout au long de notre séjour. Ces deux personnes magnifiques nous ont fait découvrir le Honduras. Ce voyage restera à jamais dans ma mémoire et je n'oublierai rien de ce que j'y ai appris. Ce sont des choses beaucoup plus importantes qu'une simple règle de grammaire. Merci!

Karine Gravel

Hé oui! L'espagnol est sûrement une des premières choses à laquelle avons dû nous adapter au Honduras. Bien que cela ait pu créer quelques obstacles à notre intégration, ce fut un plaisir que d'apprendre cette langue. Puis, le Honduras, c'est montagneux. Évidemment, le paysage est magnifique avec ses montagnes mais quand il fallait les monter à pied (bien sûr!), c'était une autre paire de manches! D'accord, ça met en forme… surtout quand on marche pendant des heures! Par contre, les gens du pays sont très chaleureux, surtout auprès des jeunes filles canadiennes…Tout de même, nous nous sommes fait des amis : je pense particulièrement à Martin et Ricardo qui ont eu la bonté de s'occuper de nous là-bas. Aussi, ce fut très enrichissant de pouvoir venir en aide aux gens du Honduras. Ce ne fût pas toujours facile mais je reste fière de ce que nous avons accompli. Finalement, ce fut une belle expérience de groupe avec qui j'ai passé de fabuleux moments. Je ne garderai que de merveilleux souvenirs de ce voyage!!!

Marie-Pier Ducharme