Les marches de l'espoir

Stage de coopération internationale Honduras 2001
Polyvalente de Beloeil

Présentation du projet

Lorsque le projet de coopération internationale a débuté, en 1999, nous, élèves de quatrième secondaire avions une passion commune. Bien sûr, ce projet n'était qu'une idée et plusieurs obstacles se dressaient devant nous, comme le fait de ne pas avoir tout l'argent requis, la peur de l'inconnu et le fait que nous nous connaissions peu… Mais, tout au long de ces deux années d'implication, nous avons appris à nous connaître et à surmonter ces obstacles ensemble. Ainsi, grâce à de l'aide extérieure, nous avons pu enfin réaliser ce rêve d'aller vivre une expérience dans un pays en voie en développement. Nous voudrions remercier toutes les personnes qui ont permis et facilité la réalisation de ce projet. Grâce au soutien des parents, des commanditaires, des formateurs et des accompagnateurs nous avons pu mettre à terme ce beau projet. Nous voulons maintenant, dans ce texte, partager nos souvenirs sous la plume des différents participants. Bonne lecture!

Jonathan Labadie

Jour 1, 24 juin 2001

Enfin, après plus d'un an d'efforts de coopération et de pains Gadouas nous y voilà! Deux toutes petites semaines pour découvrir un si grand bout de pays. C'est dans un esprit d'ouverture et d'aventure que nous partons. Nous avons des papillons dans le ventre et des étincelles dans les yeux. Qu'est-ce qui nous attends?

Nous nous sommes levés à deux heures du matin et avons rejoint le groupe à trois heures dans le stationnement de l'école. Il faut dire que c'était, déjà là, tout un défi, car il y avait eu le bal, l'après-bal et la Saint-Jean… Nous sommes partis de Dorval à sept heures quinze. (vol plutôt cool, d'une durée de quatre heures). Nous avons fait un arrêt technique à Cuba pour repartir dans le même avion pour le Salvador. Et là nous avons attendu et attendu…. de midi trente à cinq heures. Disons qu'on a eu le temps d'apprécier le confort des sièges de l'aéroport?!! Finalement, après avoir fait le tour trois ou quatre fois de la place, ils ont fait l'embarquement à cinq heures vingt. Un tout petit vol de 45 minutes qui a passé très vite puisque j'étais assise à côté de Catherine qui me racontait ses histoires (c'était assez entertaining!) Ah!!! Cela brasse un bon coup avant l'atterrissage à Tegucigalpa.

La première chose qu'on a vue en sortant, c'est un Burger King….Ouch!, nos cœurs…. Puis il y avait Martin, notre hôte, qui nous attendait. Nous avons marché en groupe jusqu'à la maison Clara-Lauzon. Je ne peux pas parler pour les autres, mais moi j'ai trouvé cela freak. D'abord, il faisait noir, il était 18h30. Il y avait beaucoup de monde, beaucoup de bruits et surtout, le contraste fou des affiches en espagnol. De plus, nouvelles odeurs (ça pue vraiment). J'imagine que l'on s'habitue! Nouveaux sons aussi. Toutes ces choses inconnues…. De l'autre côté, il y a un Pizza Hut et puis un resto chinois!!! Des autobus colorés (ça, c'est joli!). Il y a aussi beaucoup de jappements, mais pas de chiens. Des cris d'oiseaux qu'on ne connaît pas. On dirait que tout le monde klaxonne. Nous n'avons pas marché longtemps et pourtant, on a vu tout ça! Plus loin, nous observons une toute petite maison, pas plus grande que notre cuisine. Vicky nous dit qu'ils sont 17 là-dedans! On voit des autos partout, et là, nous arrivons à la maison Clara-Lauzon. C'est vraiment très grand, très beau. Nous avons été accueillis par d'autres personnes qui sont impliquées dans un autre projet. Comme a dit Catherine, ça a l'air d'être le paradis des petits enfants ici. Il y en a plein qui courent partout et qui crient, mais c'est peut-être les deux mêmes qui font le tour aussi?????? On est tous affamés.

Grrrr….Alors, on mange un genre de soupe avec du poulet et un légume que nous n'avons pas au Québec, le yuka. C'est bon. C'est beau ici. Les dortoirs sont séparés et il y a des petits palmiers " mongoles " qui poussent partout. Nous en avons un tout près de notre dortoir à environ deux mètres de nos lits. En parlant de lit, je vais me coucher. Mmmmm….gros dodo.

Dominique Perreault

Jour 2, 25 juin 2001

Et oui, là, c'est parti pour vrai et nous sommes tous motivés! Après que Nico nous ait réveillées en criant de joie et de motivation, nous avons avalé notre déjeuner constitué de toasts et de confiture de mûres et d'ananas.

Vers dix heures quinze, le grand départ, destination centre-ville de Tegucigalpa. L'échange de monnaie s'est fait rapidement et nous avons pu nous précipiter vers les téléphones! Après une demi-heure d'attente, Isabelle a pu parler à Madame Séguin. Tout va bien!!! Après, nous avons pris l'autobus afin de nous rendre au Mont Picacho. L'autobus a été notre plus grosse aventure de la journées. Entassés les uns contre les autres, le trajet a duré environ une heure et demie (en passant pas Los Pinos, Villa Nueve).

Le paysage et la vue étaient magnifiques. Les montagnes, la ville, les palmiers… Nous avons dîné (baguettes de pain, fromage, carottes, biscuits) au sommet avec la vue panoramique de la ville. Ensuite, nous avons visité une réserve faunique où nous avons vu des toucans, des singes, un tapir, des paons. Et bien sûr, il ne faut pas oublier les immondes vautours, car Nicolas s'est fait " chier " dessus! Nous avons aussi été voir le gros monsieur comme on le nommait, mais c'était en fait une statue de Jésus. Après avoir contemplé le tout, nous étions prêts à repartir….mais pas par le même chemin. Alors, nous avons dû descendre par un chemin plutôt abrupte!!!….Les genoux de Lucie ont presque lâché. Davis est quasiment tombé. Les jambes d'Élisabeth tremblaient, mais nous avons survécu. Nous avons descendu de très longs escaliers de ciment et en passant devant les maisons, les gens sortaient de chez eux pour nous regarder. Nous, la seule chose à laquelle on pensait, c'était notre boisson gazeuze! Et là, nous l'avons eu, notre coke! C'était un soulagement! Nous sommes descendus encore et encore dans les rues pour enfin pouvoir attraper l'autobus qui nous ramenait à la maison.

La journée n'est pas finie. Encore un petit high! Le chauffeur d'autobus nous fait danser sur les Bee Gees! Il était très content que l'on ait eu du plaisir avec lui. Nous lui avons dit : " Ciao " avant de repartir pour la casa.

Bien sur, en arrivant, c'était la guerre pour la douche. Et puis, je cois que nous n'avons jamais été aussi contents de manger du spaghetti. Nous avons aussi pris notre pilule pour la Malaria, tous ensemble, comme des grands!

Après notre réunion, le lit a été la bienvenue pour tous.

Gabrielle B. Rémillard

Jour 3, 26 juin 2001

Bonjour! La journée s'annonçait belle. Nous avons déjeuné en mangeant du pain, des bananes et des céréales. Ensuite, la journée a débuté. Nous nous sommes séparés en deux équipes égales. La première équipe devait aller faire des travaux physiques vers Los Pinos. Le projet avait l'air impossible à réaliser. Ils devaient faire un escalier de pneus en deux jours. Avec du courage, j'étais sure qu'ils pourraient le faire! L'autre équipe dont je faisais partie devait se rendre à Villa Nueve. De notre côté, les travaux exécutés se feraient dans une garderie. Nous devions peindre une murale située dans une pièce prévue pour l'étude des enfants. Pour arriver à la garderie, nous avons dû monter 3 grosses pentes. Elles étaient difficiles à monter, mais la chaleur, les regard bizarres et la poussière étaient encore plus difficiles à supporter! (mais j'étais certaine de pouvoir y arriver)!!! Arrivés à la garderie, les enfants nous ont accueillis sans aucune crainte. Nous avons fait de même. Ils nous ont chanté une chanson après laquelle nous devions répondre quelque chose, mais on ne comprenait rien. Ensuite, nous avons créé un contact et, tranquillement, nous leur avons parlé et nous avons pu chanter avec eux. Nous avons aussi observé leurs habitudes, le déroulement des repas, la routine en fait.

Là, j'ai remarqué une petite fille de 6 ans qui s'occupait de sa soeur de 2 ans. Elle s'occupait d'elle comme si elle était sa mère. J'ai compris qu'elles devaient veiller l'une sur l'autre pour continuer à être bien. De voir que ces enfants étaient contents d'être avec nous m'a rendue heureuse et fière de vivre ce beau moment en leur compagnie. Ensuite, nous sommes sorties dehors pour manger. Les enfants aussi sont sortis avec nous, car ils étaient curieux de nous voir manger. Cette journée-là, je me suis rendue compte que la langue était une barrière et j'aurais aimé la connaître davantage. Après avoir demandé : comment vas-tu? Et comment te nommes-tu? Je ne savais plus quoi demander!!! Toutefois, eux, ils restaient là à nous regarder et à essayer de composer une phrase pour poursuivre la conversation. Ils étaient très patients, car ils nous aidaient et nous écoutaient.

Pour la murale, nous avons discuté et nous allons débuter les travaux demain. L'autre groupe est venu nous rejoindre et nous sommes retournés à la maison Clara-Lauzon assez tôt puisque nous avons eu du temps libre. Buenas noches!!!

Nancy Richard

Jour 5, 28 juin 2001

L'habitude étant prise, nous nous réveillons à sept heures. Aujourd'hui, le groupe se sépare en deux pour une deuxième et dernière journée. Ceux qui veulent user de leur force physique vont finaliser les marches à Los Pinos et ceux qui veulent montrer leur talent artistique vont terminer la murale pour les enfants de Villa Nueve. Dans cette dernière activité, les jeunes enfants s'attachent très rapidement à nous et nous contemplent avec admiration. Un rien les amuse. Les plus vieux s'occupent des plus jeunes et aucun enfant ne fait de crises pour quoi que se soit. C'est très différent de certains enfants rois gâtés de chez nous! La murale terminée, nous sommes bien fiers. Grâce à celle-ci, les enfants de la garderie pourront apprendre leurs chiffres, leurs lettres et quelques mots en espagnol et ce, tout en étant dans un environnement empreint de belles couleurs.

Pour ce qui est maintenant de la construction des marches avec des pneus, elle a servi à cinq familles afin de leur faciliter la tâche pour descendre une côte très abrupte. Les gars de ce pays ne sont pas habitués à se faire aider. Alors, à chaque coup de pelle qu'on faisait, un homme voulait en faire deux! Ce sont vraiment des gens chaleureux et travaillants. Ah oui, j'allais oublier, demandez à tous ceux du groupe de vous chanter la chanson de bienvenue en espagnol apprise à ces endroits, cela leur fera un très grand plaisir!

À la fin de la journée, après avoir réalisé ces deux belles constructions, nous retournons finalement à la maison Clara-Lauzon. En passant par un village, nous nous somme faits poursuivre par un chien. Cependant, ceci est très fréquent, car ces animaux ne sont pas attachés et servent surtout de gardiens. Nous avons eu assez peur! Ensuite, nous prenons un dernier autobus avant la maison, nous voilà encore entassés les uns contres les autres, mais nous commençons à être habitués à ce moyen de transport.

Catherine Lessard

Jour 6, 29 juin 2001

Cette journée est celle que nous attendions avec un peu d'inquiétude. C'est aujourd'hui que nous ferons une plus profonde exploration de la capitale avec les meilleurs guides qui soient, les enfants de la rue. Avant de quitter la maison Clara-Lauzon, Martin nous fait prendre conscience de la réalité des enfants de la rue, ces jeunes livrés à eux-mêmes, dépendants de la colle qu'ils respirent. Ils doivent aussi dormir dans les rues les moins recommandables. Une grande partie de ces jeunes n'atteindront jamais l'âge de vingt ans. Certains mourront du VIH tandis que d'autres seront tués par des gangs ou bien l'armée. Nous partons donc, ces informations bien en tête, pour le centre Agape. Il s'agit en fait d'un centre de jour où ces adolescents viennent manger, se laver, laver leur linge… Le directeur de ce centre considère ces jeunes comme ses propres enfants, c'est un homme dévoué et très généreux. Le groupe se sépare alors en sous-groupes de 5 élèves et 2 adultes. Le directeur confie maintenant chaque groupe à 3 guides qu'il a lui-même choisi parmi les plus fiables. Au début, comme depuis le commencement du voyage, la première difficulté s'avère la langue. Mais à force de gestes et d'utilisation du dictionnaire, on finit par se comprendre. La visite était très intéressante, instructive, impressionnante, mais aussi fatigante (toujours ces escaliers!!!). On constate alors l'ampleur des dégâts de l'ouragan Mitch, mais on se fait aussi raconter par des jeunes qui l'ont vécu. Arrivés au stade, ils nous aident même à négocier des chandails de la " Seleccion National ". Près du marché, on aperçoit beaucoup de jeunes couchés, les idées embrouillées par les vapeurs de la colle qu'ils respirent. Nos guides nous disent de surveiller notre sac, car certains sont là pour voler. Il n'est pas rare d'en voir se promener avec leur petit pot de colle. C'est une réalité très dure à laquelle nous avions été préparés, mais pas à ce point. Pourtant, nous remarquons qu'il règne entre eux une solidarité étonnante, il partagent entre eux les repas qu'on leur offre. Nos guides sont tout aussi exemplaires, ils nous ont surveillé tout au long de la marche et ont veillé à ce qu'on apprécie notre visite. On est tristes de les quitter après cette rencontre si bouleversante. Seulement, ils doivent être entrés à Agape à une heure.

Nous profitons du fait que nous sommes au marché pour acheter les aliments pour notre souper communautaire. Certains repartent en taxi avec les paquets (c'est lourd des pastèques!), d'autres en autobus et le reste passe à la librairie pour acheter des cartes postales. Tout ce beau monde se retrouve autour d'un très bon souper concocté par nos accompagnateurs (tout de même aidés des jeunes). On est fatigués voire même épuisés, mais nous sommes fiers de cette journée si riche en émotions et en rencontres.

Andréanne Méthot Borduas

Jour 8, 1er juillet 2001

Pour débuter notre première journée du mois et en même temps, la première journée complète dans le village de Pueblo Nuevo, nous nous sommes tous levés entre six heures et sept heures. Ceci paraît peut-être tôt, mais les gens du village avaient commencé leurs activités vers 5 heures. Durant la nuit, il s'est passé quelque chose de particulier près de la maison de Maryse et Maïté. Un petit veau n'a pas cessé de crier. C'est alors qu'un homme est allé l'attacher devant la maison de Catherine et Andréanne!!!

Quelque temps après le déjeuner, nous avons commencé à nous séparer. Jonathan, Nicolas et moi sommes partis avec Ernestos, le padre de Catherine et Andréanne, pour nous rendre à Coolé. Coolé est le village où vivent des sœurs d'Ernestos chez qui nous allons couper du bois. Cependant, il y a une montagne qui sépare les deux villages. Alors, nous devons la contourner, ce qui prend environ une heure en marchant. Arrivés à destination, nous sommes très bien accueillis par la famille et elle nous sert de l'eau, du café et discute avec nous durant vingt minutes. Au début, on se demandait pourquoi prendre une si longue pause? Nous avons vite compris, car l'endroit que nous devions finalement atteindre dans la montagne se trouvait à dix minutes de marche sur des pentes très abruptes.

J'ai compris que les Honduriens ne sont pas des gens pressés, Souvent, ils prennent la journée entière pour faire une activité. Nous avons pris cinq heures pour aller chercher un peu de bois. Lorsque nous sommes revenus au bas de la montagne, Ernestos nous a montré les champs de maïs dont il s'occupe. De plus, il nous a expliqué pourquoi ses plantation n'étaient pas très hautes et en même temps il nous a donné des mangues. Pendant ce temps, les autres se sont dirigés vers une autre montagne où ils ont marché plus de quatre heures. Au sommet, ils ont pu se tremper les jambes dans une petit lac. Ils m'ont raconté que tout le long du trajet, ils ont dû traverser des barbelés et des petits ravins. À un moment donné, ils ont dû traverser une petite rivière où certains sont tombés à l'eau. Plus tard lors de leur descente, ils ont rencontré une famille qui a été surprise, car c'était la première fois qu'elle voyait des gens qui parlaient une autre langue que l'espagnol!

Lors de notre retour, vers deux heures, nous sommes tous allés manger un petit quelque chose avant la grande réunion du voyage. Cette réunion était, en fait, un retour sur les émotions vécues depuis le début. Elle a duré plus d'une heure. Je cois que cela a aidé le groupe, car tout le monde a partagé ses peines et mentionné les limites que chacun avait atteintes. Chacun a aussi dit les misères qui étaient difficiles à vivre. Ce qui est ressorti le plus souvent, c'est le manque de pouvoir communiquer correctement en espagnol. Lorsque la réunion fut terminée, nous avons fait chacun de petites activités, Certains ont fait connaissance avec le profé qui parlait un peu le français et l'espagnol. Quant à moi, j'ai fait la connaissance de Mileydi Moncada, huit ans, qui m'a présenté aussi à sa cousine Heymi, 5 ans ainsi que son ami Merlin Fabiola. Ce qui était intéressant, c'est que Mileydi s'amusait à apprendre les mots en français. Elle connaissait déjà le mot " chien " et compter de un à quinze. Ce soir-là, nous nous sommes couchés assez tôt.

David Côté

Jour 9, 2 juillet 2001

Aujourd'hui, plusieurs se sont levés tôt pour aller travailler. Le groupe est divisé en quatre. Martine, Nico, Annie, Roxanne et Gabrielle sont restées au village pour travailler à la boulangerie. Elles nous ont fait de délicieux petits pains sucrés. Les trois belles accompagnatrices ont passé une magnifique matinée à l'école du village. Quant à Claude, Maïté, Élisabeth, Catherine et le splendide Martin, ils se sont salis en allant transplanter de jeunes plants de café. Je crois qu'ils ont bien aimé! David, Jonathan, Sébastien, la courageuse Andréanne et moi sommes allées désherber les champs de café avec Ernestos. Nous avons souffert un peu, car la marche était longue. Toutefois, nous avons eu bien du plaisir! Dans l'après-midi, nous sommes allés nous baigner dans un petit ruisseau. Le paysage était très beau, nous pouvions apercevoir le village au loin. Par la suite, nous avons écouté le match de soccer qui se déroulait à Tegucigalpa. Les Honduriens du village étaient là. Il y avait aussi des alcooliques qui avaient commencé à fêter. Difficile d'oublier Carlossss!!! La belle soirée sous un ciel étoilé s'est terminée en chansons avec aussi le fameux baiser de Maryse à un Hondurien!

Nicolas Leduc

Jour 10, 3 juillet 2001

En cette matinée froide et nuageuse, nous nous préparons pour notre retour à la casa Clara-Lauzon. Notre départ est fixé à quatre heures du matin. Tout le monde a très hâte que le bus arrive étant donné que cela fait trois jours qu'on ne s'est pas lavés, Nous attendons tous dans la noirceur accompagnés de chauve-souris, mais voilà que Bienvenida arrive avec un fanal.

Quelques minutes plus tard, l'autobus arrive enfin!!! Et une lueur d'espoir illumine les yeux de chacun. Une fois embarqués dans l'autobus, plusieurs tombent de fatigue et d'autres craignent que le bus ne se rende pas là où il doit aller. Finalement, on est tous sortis sains et saufs en plein centre-ville de Tégu. Là, nous avons pris un autre autobus, cette fois-ci moins dangereux, pour nous rendre à notre repère, le Esso. Une fois arrivés, nous marchons jusqu'à la maison. C'est là que plusieurs se précipitent vers les toilettes, soit parce qu'ils sont malades ou parce qu'ils ont très hâte de se laver! Quant à moi, j'ai décidé de laver mon linge. Ensuite, nous déjeunons et nous nous reposons jusqu'à dix heures puisque nous partons pour la vallée Des Angeles.

Nous sommes arrivés à destination à treize heures suite à un voyage paisible et agréable. Les paysages sur la route étaient extraordinaires. Là-bas, comme nous étions affamés, nous avons cassé la croûte dans une spaghetteria. Nous avons dû attendre un bon 45 minutes avant d'avoir notre assiette et notre pain à l'ail. À 14h20, le ventre bien rempli, nous nous lançons à la recherche de souvenirs dans les nombreuses boutiques. Cependant, nous devons faire vite puisque nous devons être au rendez-vous à 15h40. Au retour, nous avons pris le bus et un taxi, ce qui s'avéra plus rapide et très amusant!!!

Rendus à la maison, nous avons comparé nos achats et plusieurs sont allés observer l'avion qui allait atterrir. Vers 19 heure, nous avons soupé et, comme toujours, Sally nous avait préparé un bon souper. Ensuite, on a eu droit à une réunion au cours de laquelle on nous a dit qu'il serait impossible de sortir le soir, car il fallait être en forme pour le départ vers la plage fixé au lendemain matin. Nous nous sommes couchés de bonne heure puisque nous devions partir à 6 heures. J'ai très hâte!

Martine Séguin

Jour 11, 4 juillet 2001

Une fois de plus, nous nous levons très tôt, car il fallait partir de la casa vers 6 heures, pour arriver au terminus vers 6h30. L'autobus nous mènera proche de Payolito, destination située à 2h30 de route de Tegucigalpa. Une chose est dommage, Claude ne peut pas nous accompagner car il ne se sent pas bien. Il en profitera pour se reposer et faire connaissance avec d'autres personnes de la maison Clara-Lauzon. Cette fois-ci, nous voyageons dans un gros autobus (Coach). Cependant, il est tombé en panne en cours de route, mais tout était correct. Déjà, durant nos voyages en autobus, nous avions constaté que les paysages étaient beaux, mais là, notre route était encore mieux. Vers la fin du trajet, nous pouvions voir le golf de Fonseca entouré de montagnes qui délimitaient le San Salvador du Nicaragua. Notre lieu de villégiature pour deux jours était l'île de Tigré dans un petit endroit près d'Hamapala. L'hôtel où nous allions se trouvait sur un volcan éteint depuis des millions d'années. Pour traverser sur l'île, nous avons dû prendre une chaloupe et cela nous a pris une heure avant d'arriver à la plage. Nous pouvions voir les frontières du San Salvador et du Nicaragua lorsque nous étions sur notre plage du Honduras. Vers deux heures, nous sommes arrivés à l'hôtel. Il y avait de très belles chambres climatisées, une piscine et une salle de billard. Par la suite, nous sommes allés nager dans l'Océan Pacifique. Nous sommes demeurés là plus de trois heures, car l'eau était vraiment chaude, mais aussi très salée. Nous avons soupé vers cinq heures, nous avions le choix entre du poisson ou du poulet. Durant la soirée, nous avons fait une promenade sur la plage où nous avons pu observer de petits crabes qui se cachaient dans le sable. Nous sommes retournés nous baigner à la belle étoile, car c'était un soir de pleine lune. Pour finir la soirée, nous avons relaxé sur le bord de la piscine jusqu'à 22 heures.

Maryse Jeannotte

Jour 11, 4 juillet 2001

Enfin, les vacances commencent! Encore un lever pénible pour certains car nous nous sommes levés à 5 heures pour nous rendre à l'autobus dans lequel nous avions des places réservées pour le voyage vers Hamapala. Nous avons quitté le terminus vers 7h30. Arrivés au quai, nous avons pris un petit bateau minable, en fait une chaloupe. Ce périple a duré environ une heure. Nous avons pu admirer de majestueux paysages. Quand nous avons eu les deux pieds sur terre, Martin et Isabelle sont allés réserver l'hôtel. Nous étions tous impressionnés par la beauté des chambres. Peu de temps après, nous nous sommes précipités dans l'Océan Pacifique où nous nous sommes baignés durant tout l'après-midi. Alors, pour faire changement, nous avons attrapé des coups de soleil!!! Pour souper, ils avaient prévu du poisson ou du poulet pour ceux qui n'aimaient pas le poisson. En soirées, plusieurs sont allés se baigner soit dans la mer soit dans la piscine.

Sébastien S-Laplante

Jour 12, 5 juillet 2001

Aujourd'hui, j'y vais de mon point de vue. Le lit de la chambre était bien confortable puisque j'ai passé la journée couchée. Au déjeuner, c'était similaire à Pueblo Nuevo, juste assez pour me donner mal au cœur! Pendant que moi je dormais, d'autres ont profité du beau temps pour aller se baigner et flâner sur la plage. Quand aux braves gars, ils ont tenté d'atteindre le sommet du volcan, mais malheureusement il se sont trompés de route! Alors ils ont dû revenir. Après le dîner, nous sommes allés ramasser nos affaires et avons quitté l'île, Nous nous sommes encore tapés l'heure en chaloupe! Une fois arrivés sur le plancher des vaches, Martin s'est aperçu qu'on venait de manquer l'autobus. Donc, on a dû faire un beau tour de pick-up. Ils conduisent assez vite dans cet endroit-là!!! Disons que ça décoiffe, gang de malades!!! On a réussi à prendre l'autobus, un peu plus luxueux, qui devait nous amener à Tégu, mais il manquait quelques places. Certains ont dû rester debout ou s'asseoir sur la boîte à l'arrière complètement de l'autobus. Durant ce voyage, nous avons pu voir de très beaux paysages et la ville avec ses milliers de lumières. Arrivés à la maison, nous avons mangé une soupe et sommes allés faire dodo. N'oublions surtout pas de souhaiter " Bonne Fête " à Nicolas!

Annie Pharron


Jour 12, 5 juillet 2001

Buenoz diaz tout le monde! Il est 7h30 et il fait un gros soleil sur la plage. Certains s'étaient levés plus tôt pour aller se baigner, les autres ont préférer se reposer un peu. À l'heure du déjeuner, il s'est passé quelque chose de désagréable, car quelques personnes ont mentionné que le déjeuner ressemblait à celui de Pueblo Nuevo. Par la suite, les 5 gars sont partis à la conquête du sommet du volcan de 1000 mètres. En raison de la chaleur et de la fatigue, David et Jonathan se sont arrêtés après 30 minutes. Lors de leur descente, ils ont réussi à se tromper de chemin et se sont retrouvés dans un genre de jungle. Ils ont finalement retrouvé leur chemin pour arriver à bon port. Pendant ce temps, les trois autres ont continué et se sont presque rendus au sommet. Un peu plus tard, nous avons appris qu'il y a eu un feu et aussi qu'il y avait un chemin plus facile afin d'avoir accès au sommet!!! Pour le dîner, nous avons mangé une excellente paëlla. Ensuite, certains sont allés faire une sieste, d'autres nager ou parler. Le retour de la chaloupe était prévu à 15 heures. Durant notre retour en bateau, nous observions des pélicans qui plongeaient près de nous à la recherche de poissons. Arrivés sur l'autre rive, nous avons appris que le dernier bus de la journée venait tout juste de quitter!!! Donc, Martin a trouvé des gens avec des pick-up. C'était vraiment cool!!!, durant le trajet, nous avons pu voir un flamand rose voler au-dessus de notre tête ainsi qu'un très bel oiseau jaune. Au bout de ce chemin, près de l'autoroute, nous avons pris l'autobus pour Tégucigalpa. Il faisait noir et le trajet était endormant et long. Nous sommes arrivées vers 19h30, avons soupé et sommes allées nous coucher après!

Maryse Jeannotte

Jour treize, 6 juillet 2001

Dernière journée à la Casa Clara-Lauzon. Nos plans, aujourd'hui, sont de faire nos bagages et de relaxer. Presque tout le monde en a profité pour faire la grasse matinée, question de faire le plein d'énergie. En nous levant, la gang s'est séparée, certains sont partis pour magasiner tandis que d'autres préféraient ramasser leur chambre. Donc l'après-midi était paisible et rien de spécial ne s'est passé. J'ai remarqué que tout au long de la journée, le groupe semblait anxieux de retourner au Québec afin de retrouver leur petite vie et leurs affaires. Avant le souper, nous avons assisté à l'atterrissage d'Éric, l'ami de Isa. P. C'était vraiment quelque chose à voir! L'avion a passé proche de nous et il y avait même des responsables qui ont bloqué la route pour être certains qu'il n'y ait pas de collision entre l'engin et les automobiles.
Au souper, tout le monde savait que c'était notre dernier repas à la casa et cela rendait le moment encore plus mélancolique. Pour dessert, Martin nous a surpris avec un gros gâteau au chocolat pour la fête de Nicolas. C'était vraiment un délice!!! Après s'être bourrés la face, on a fait une dernière réunion qui se voulait un résumé de notre stage de coopération. C'est à ce moment que plusieurs se sont rendus compte que le stage était bel et bien fini et que nous sortions tous gagnants de cette expérience! Après ce rassemblement riche en émotion, chacun est parti se coucher pour pouvoir être en forme le lendemain matin. Il fallait se lever à 4h30, aucun niaisage dans les chambres!

Cette journée était assez mélancolique. On savait tous que plusieurs d'entre nous allaient se séparer rendus au Québec et nous ne voulions pas briser ces liens qui s'étaient tissés durant nos deux semaines dans ce beau pays!

Roxanne Angers

Jour 14, 7 juillet 2001

Wouuuuuuuuuuuaaaaahhhhhh !!!
Ça y est, notre périple est pratiquement terminé! Après une petite, très petite nuit de sommeil, c'est vers 5 heures que nous sommes partis pour l'aéroport. Nous ramenons enfin tous ces souvenirs, toutes ces émotions et tout ce que nous avons vécu ici. Nous allons partager tout cela avec nos familles et amis qui nous ont beaucoup manqués! L'épuisement, les bobos bizarres et l'énervement étaient au rendez-vous lorsque nous avons pris l'avion en direction du Salvador, vers 7h30. Personne n'a oublié les six heures d'attente que nous avons dû affronter à cet aéroport. Blottis dans un coin à dormir, écouter de la musique, lire, placoter ou jouer à la Dame de Pique (on n'a toujours pas fini notre partie de 1000 Points les gars!), nous sommes finalement passés au travers! Il ne faudrait pas oublier notre super dîner à 5$ américain par personne…. On a su s'organiser et trouver des nouilles à 2$ et un petit magasin de bonbons pas chers!!! Enfin, nous partons, direction Cuba. C'est notre dernière escale avant Dorval! Hourra!!! Nous avons été comme une famille durant 2 semaines. Nous avons pleuré ensemble, nous nous sommes supportés jour et nuit, et, maintenant, c'est bientôt le moment de nous séparer. Ce fut un voyage, je crois, très enrichissant et nous l'avons vécu en profondeur. Un an et plus de financement pour 2 semaines passées intensément avec les Honduriens. Gardons le contact la gang!

Élisabeth Dubé Saint-Martin