Patricia Lemay
La chaleur des sourires et les échanges me permettent de comprendre le sens du « être avec ». Mais encore, des questions, des questions sans réponses :
Quel sera l'avenir de ce pays ?
Que feront tous ces jeunes plus scolarisés et sans beaucoup d'ouverture de travail ?
Les conséquences négatives de la mondialisation sont-elles réversibles ?

 

Françoise Fafard
Du sable et encore du sable....ceinturé de murs de ciment. La chaleur, le soleil, la sécheresse...
Il faut ouvrir les portes, pénétrer derrière ces murs pour découvrir l'autre visage du Sénégal, le plus important, celui des familles accueillantes et chaleureuses toujours prêtes à partager leur repas, à échanger même sans les mots. Le Sénégal se vit de l'intérieur. Mer et Monde nous
fournit la possibilité de vivre cette expérience et de découvrir, à travers ces contacts simples, tout le sens du mot hospitalité. Il faut dépasser les premières impressions, se laisser apprivoiser, rencontrer ceux qui nous accueillent, se laisser toucher par le vécu de ces gens qui sont toujours prêts à nous ouvrir leurs portes et leurs coeurs, C'est ce que j'ai compris chez Marie et sa famille.

 

Mireille Doré
Coup de cœur pour Guignane, Philomène, N'Deye et les autres qui, après avoir travaillé aux champs ou à la vente de leurs produits, viennent tout souriantes à leurs cours d'alphabétisation, magnifiquement vêtues de leurs boubous, leur bébé solidement attaché au dos. Un ravissement pour l’œil et le cœur d'une stagiaire!

 

Serge Fournier
Communiquer, sans les mots

Irène est âgée de 42 ans, elle est mère de 7 enfants, elle habite Lalane et parle le wolof, le sérère noon et quelques mots de français.

Je suis son professeur de calcul, je suis âgé de 56 ans, je suis père de 3 enfants, j'habite St-Jean-sur-Richelieu et je parle le français, l'anglais et quelques mots de wolof.

Je lui ai enseigné les additions et elle m'a enseigné le partage. Je lui ai enseigné les chiffres, symboles d'un monde abstrait, elle m'a enseigné la teranga, symbole de la chaleur humaine sénégalaise.

Nous avons communiqué avec le langage des yeux, celui qui permet d'entrevoir l'âme de votre interlocuteur. J'ai entrevu une très grande force de caractère, une intelligence vive, une joie de vivre et quelque chose de mystérieux, d'insaisissable.

J'espère qu'elle a vu dans mes yeux, toute l'admiration et le respect qu'elle m'inspire.

 

Pierre Auger
On se répète qu'il ne faut pas avoir d'attentes, mais on en a quand même un peu. Celle que je n'avais certainement pas était celle d'être accueilli dans ma famille sénégalaise comme si j'en faisais partie depuis toujours et ce dès le premier jour. Tati Colette, Catherine, Georges, la grand mère Thérèse et les enfants, m'ont fait une place plus grande que je ne pouvais l'imaginer.
J'anticipe avec beaucoup de peine la séparation qui vient à grands pas. Je sais que je devrai composer avec, mais j'ai la chance de ramener dans mes bagages un petit morceau de chacun d'eux et par le fait même du Sénégal.

 

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