Impacts du coup d’État pour nos partenaires !
par Caroline Bujold

Malgré le fait que cette crise politique semble laisser place à un retour à la normale, les impacts négatifs se font et se feront encore sentir durant plusieurs mois pour nos partenaires. Chacun doit travailler dur pour continuer et d’autres pour survivre. Les Honduriennes et Honduriens doivent donc faire preuve de créativité pour trouver de nouvelles idées de financement et pour pallier aux manques, tout en continuant à offrir leurs services respectifs.

Voici un bref portrait de quelques partenaires :

Pour Calidad de vida, une organisation qui offre un toit aux femmes violentées et à leurs enfants, c’est la perte d’une importante subvention gouvernementale des États-Unis qui frappe le plus fort. Cette perte de revenu importante amène à travailler plus avec moins. On connaît la chanson! Depuis deux mois, Calidad de vida offre donc un service de restauration sur l’heure du dîner, dans le but de financer une partie des dépenses de l’organisation. D’ailleurs, Dona Rosa (collaboratrice de l’équipe terrain) va donner un coup de main dans leur cuisine, deux jours par semaine.

Au foyer de personnes âgées CEDER, c’est la diminution des donations de particuliers et d’entreprises honduriennes qui blessent. Durant cette crise, la peur et la crainte d’un prolongement sans fin, a fait en sorte que les gens se sont placés en mode …économie! Ils ont donc cessé leurs donations en attendant des temps plus prospères. Le problème, c’est qu’un donateur régulier perdu, n’est pas nécessairement retrouvé par la suite. De plus, le directeur Francisco, Père Noël à ses heures, manque de donation de jouets pour aller faire sourire les enfants dans les hôpitaux de San Pedro Sula.

Le Proyecto SER de Cerro De Hula, qui se dédie à recevoir des groupes scolaires pour offrir des ateliers de prévention, de sexualité et d’estime de soi, fut lui aussi touché. Tous les groupes de juillet, août et septembre ayant annulé leurs visites, l’équipe se retrouve sans financement, avec obligation de congédier temporairement certains employés. De plus, le directeur, David, nous rappelle qu’il a aussi perdu l’opportunité de recevoir des stagiaires de Mer et Monde, ce qui selon ses dires, n’est pas négligeable.

L’organisation Alternativas y Oportunidades, un de nos plus anciens partenaires, oeuvre dans les marchés publics de Tegucigalpa dans le but de diminuer les risques sociaux auprès des familles et enfants y travaillant. Cette ONG ne fait pas exception et a aussi perdu des subventions importantes destinées à payer le salaire des employés et au fonctionnement régulier. Pour eux, il faut donc recommencer à zéro une partie du travail de financement, en espérant faire le tour du calendrier sans trop diminuer la taille de l’équipe et la qualité des services.

Pour l’instant, chacune des ces organisations redouble d’ardeur pour compenser les pertes et trouver de nouvelles solutions dans le but de sauvegarder des années de labeur et de continuer à appuyer les plus démunis de ce pays. Dans cette optique, Mer et Monde se doit d’être encore plus présente que jamais pour offrir son soutien à la hauteur de ses capacités, avec la venue des stagiaires de la saison 2010-2011.

 

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