« Être ou ne pas Être en Afrique. »
(témoignage d'une stagiaire du projet pour les 50 ans et +)

J'ai mis un certain temps, il faut le dire, à comprendre que la clé de l'authenticité des échanges réside dans le dépouillement de soi, dans l'absence d'artifices pour que la rencontre ait lieu, à saisir toute la portée de cette donne essentielle qui est la base même du message meretmondien.

Comment dire l'état de grâce qui m'a habitée dans le vivre avec et parmi les enfants, les jeunes, les femmes et les hommes qui m'ont accueillie comme une des leurs dans la grande famille africaine!

Serait-ce la simplicité de leurs moyens de subsistance qui amène une telle qualité de chaleur humaine chez ces gens?

Nous avons beaucoup à apprendre de ce continent, nous qui vivons de surabondance sur le nôtre. Déjà, par notre récent adage de la « simplicité volontaire » nous pouvons rétablir l'équilibre des chances et dans le même élan, retrouver le sens perdu de ce qu'est la générosité.

Je reviens de la mission, submergée par cette éclatante vérité que : je suis, tu es, nous sommes partie prenante et engageante du bien-être de la grande famille humaine, toutes races, toutes langues, tous continents confondus. Et la recette toute simple consiste en l'ouverture à l'autre, à commencer par son voisin, cet inconnu souvent, au-dessus ou à coté duquel on habite et avec qui la belle aventure peut commencer par un « Bonjour! ça va? » avec en prime, l'ineffable sourire sénégalais.

À Mer et Monde, un merci immense à la mesure de ma riche expérience en terre africaine.

Dieuré dieuff Afrika!

Yolande Michaud ou  Araffena « celle qui nourrit au sein »

 

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