Photo : Justin Canning

Pourquoi descendre dans la rue? Par Yolande Michaud

La réponse est toute simple : So, so, so…Solidarité avec tous et toutes, en lutte contre la pauvreté, ce fléau qui échoit surtout aux femmes.

Au commencement, pour moi, il y eut la marche des femmes "Du pain et des roses" ! En 1995 200km en 10 jours pour revendiquer (entre autres): la hausse du salaire minimum; une loi visant à adopter une législation pour atteindre l'équité salariale; la retenue à la source des pensions alimentaires; un meilleur accès à des programmes de formation; un gel des frais de scolarité et la réduction du temps de parrainage pour les conjointes immigrantes : Une force de mobilisation incroyable qui aura une influence indéniable! Presque toutes les revendications ont été acceptées sous le gouvernement de M. Parizeau!

D'autre part, se sont ensuivies des manifestations avec Les Artistes pour la Paix* pour protester contre les milliards que le gouvernement canadien engloutit pour la guerre avec (entre autres) l'achat d'avions de chasse de plus en plus sophistiqués et l'exportation d'armement dans des états-voyous!

Conjointement, des actions politiques sont menées (pétitions/lettres au gouvernement/communiqués aux médias) par des membres éminents à la tête du C.A.

J'ai participé, également, à certaines veilles au flambeau au quai de l'Horloge, qui ont lieu les 6 août, date d'un tragique anniversaire pour rappeler : Plus jamais Hiroshima!

Il y eut aussi, une mobilisation sans précédent en avril 2012 lors du Jour de la terre, qui nous aura valu sous le gouvernement de Mme Marois, nouvellement élu, la confirmation de la fermeture de Gentilly 2 et ce, dès la 1ère réunion du Conseil des ministres.

Ce mouvement pacifiste des A/P s'implique avec d'autres organismes pour protester contre l'injustice sociale quand la paix sociale se trouve ainsi menacée.

En 2012, encore, ce même gouvernement abrogeait par décret, l'annulation de la hausse des frais de scolarité, entraînant de facto, la cessation d'un conflit étudiant qui perdurait.

J'ai marché avec le carré rouge, sachant à quel point les étudiants s'endettent malgré leur implication travail/études, hypothéquant ainsi leur avenir pour de longues années.

Que les cyniques soient confondus qui pensent que protester ne sert à rien…
Je préfère être du côté des gens de parole et d'action qui portent avec enthousiasme l'espoir de changer les choses, même s'il nous faut parfois y mettre temps et patience!

Des batailles importantes sont gagnées grâce à l'implication des citoyens, si nous osons descendre dans la rue pour y arborer fièrement nos carrés blanc/rouge/jaune ou vert!

Pacifiquement vôtre.

* Pour plus d'informations sur les actions des A/P dont la mission ciblée est, aussi, bien sûr, la promotion de la paix par les arts, visitez le site : www.artistespourlapaix.org

 

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