Faire le bien Par Samuel Michaud *

Il arrive dans notre passage sur cette terre, que nous ayons à vivre un moment d'éveil. Certains vont le réaliser lors d'une séparation, d'autres avec le décès d'un proche, ou encore comme moi, manipulé par la maladie et dansant avec la mort. Ma liberté fut une double transplantation de cœur et de rein à l'aube de ma vie d'adulte. Mon éveil; avoir une magnifique reconnaissance envers la vie, et choisir d'utiliser cette nouvelle naissance pour aider et faire le bien. Heureusement plusieurs ont la saine fibre du don de soi sans pour autant avoir été secoués par la vie. Ça fait maintenant plus de 22 ans que je suis actif au sein de ma communauté.

Je suis de ces personnes qui donnent sans compter et sans aucune attente en retour, mais je dois reconnaître que ce n'est pas toujours facile. J'ai touché plusieurs sphères tel que Nez-Rouge, la brigade de l'ambulance Saint-Jean, les Grands Frères et Grandes Sœurs, le tour de l'ile, la promotion du don d'organes, ainsi que celle du don de sang, mais mon choix de prédilection est le scoutisme, ou j'ai évolué et grandi. Le scoutisme m'a tant apporté que la personne que je suis aujourd'hui serait bien différente sans ce mouvement aux valeurs reconnues mondialement. Mon objectif désormais; permettre à d'autres d'évoluer et de grandir sainement dans les bras de ce mouvement.

Depuis les dix dernières années, j'œuvre auprès d'une équipe spécialisée, les scouts marins. Notre corporation compte deux voiliers amarrés à Longueuil sur le fleuve Saint-Laurent, nous y faisons vivre, à des jeunes, des aventures extraordinaires. Actuellement, je suis en charge d'un groupe de jeunes adultes, les routiers âgés entre 17 et 25 ans. Je suis en quelque sorte un coach de vie afin de les aider à trouver leurs réponses pour qu'ils prennent des décisions éclairées sur le chemin qu'ils vont parcourir. Dans ces rencontres, il me faut faire abstraction de ce que je pense et pourrais suggérer. Mon rôle est tout simplement de les outiller, de les questionner, afin qu'ils puissent un jour avoir un bon esprit d'analyse. C'est aussi de leur permettre de s'arrêter dans le « courant trépidant de la vie » afin qu'ils puissent s'auto-évaluer et mener leur barque eux-mêmes, sans le dictat des autres.

C'est là le fondement de l'apprentissage routier mais nous avons aussi la structure qui est le dépassement de soi, apprendre à sortir de sa zone de confort, la rencontre avec l'autre et le don de soi comme instrument de nos rencontres et sorties.

De toutes ces années données on a reconnu mes actions par certaines décorations, mais la plus belle des médailles est celle de voir mes vingt routiers développer une fraternité qui est parfois plus près de la famille que de l'amitié.

« C'est bien d'être bon, mais c'est beaucoup mieux de faire le bien ». Robert Baden Powell, fondateur du mouvement scout en 1907.

* L'auteur donne des conférences sur la résilience; à voir sur : www.vieacoeur.com

 
La rédaction de votre message de
recrutement : Quelques trucs :

 
 


• Ne mettez pas l'accent sur vos besoins mais sur ce que les bénévoles recherchent.
• Commencez vos phrases par des verbes d'action.
• N'utilisez JAMAIS le mot : « Désespéré ».
• Utilisez les ressources sur le Web pour recruter des bénévoles motivés.
• Tenez-vous loin des clichés du genre : « faites une différence » et « sauvez la planète ».
• Recherchez des bénévoles issus de groupes sous-utilisés pour diversifier votre équipe.

Extrait de « Les essentiels, une série de cinq formations en gestion des ressources bénévoles » du Centre d'action bénévole de Montréal.

Centre d'action bénévole de Montréal
2015, rue Drummond bureau 300
Montréal H3G 1W7
cabm.net
Tél. : 514.842.3351

 

 

< précédente