Mes bonheurs de vivre en ville
Par Yolande MichaudAprès dix années vécues à la campagne, dans les Cantons-de-l'Est, en ces années 70 teintées d'un retour collectif à la nature… j'ai dû me réadapter à vivre en ville.

D'abord, trouver le nid où crécher avec mes trois petits, sans que le choc du changement soit trop brutal pour nous. Premier critère, dénicher un environnement vert :
Au minimum, des arbres à proximité de la maison pour y voir passer l'annonce des saisons;
au mieux, un parc dans le voisinage immédiat;
idéalement, un petit bout de terrain (ou un balcon) pour continuer de jouer avec la terre et l'eau au profit de l'éclosion de quelques fleurs;
et absolument, la proximité de l'eau pour aller nous y ressourcer de sa musique apaisante…
Or, j'ai trouvé tout cela en cette ville qui est devenue mienne!
N'est-il pas magique de se découvrir insulaire en habitant Montréal? De se savoir d'est en ouest, du nord au sud, entourés d'eau! Profitons-nous assez de ce site particulier si exceptionnel?
Marchons-nous, au cœur de cette île, à la découverte des vieux quartiers qu'elle recèle?
Allons-nous à la rencontre de l'autre dans ces arrondissements où vivent des communautés de souches diverses qui ont une culture différente à nous présenter?
Levons-nous la tête pour porter le regard un peu plus haut vers des monuments d'architecture à couper le souffle d'admiration… avec, en prime, la vision fugitive d'un oiseau qui passe…
Que dire encore de toute l'activité culturelle qui se passe, gratuitement, dans les rues et les Maisons de la culture… les fréquentez-vous?
Vous payez-vous, à l'occasion, un concert symphonique? Une pièce de théâtre ? Un bon resto, à tout le moins ? Une séance de cinéma?
Et, si vous êtes dans un creux de vague, comme il nous arrive à tout un chacun de basculer dans la vie, vous trouverez une ressource sur mesure pour contrer votre mal-être, dans la panoplie d'organismes communautaires mis sur pied, pour vous!

Après tout cela, qui peut dire s'ennuyer à Montréal?

 

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