Quelques réflexions sur mon séjour à Montréal
Par René Santos Mata, ingénieur industriel *

Je viens de terminer un stage en agriculture organique de deux mois dans une ferme certifiée biologique, nommée « Du Zéphyr » à Senneville, dans l’ouest de l’Ile de Montréal. J’y ai travaillé à la récolte, à la préparation des « paniers de légumes » et à la vente au marché.

Mon expérience au Québec me sera fort utile autant sur le plan personnel que professionnel et social. J’ai été à même de réaliser certaines différences dans nos réalités respectives autant dans la manière de penser que d’agir; par exemple, j’ai été impressionné par le respect qu’ont les gens pour la signalisation routière ainsi que pour la propriété privée.

Pour ce qui est de la protection de l’environnement j’ai apprécié le système de cueillette des déchets et du recyclage dans la ville de Montréal. Par contre, j’ai été heurté par l’utilisation que l’on fait de l’eau sans se demander si c’est nécessaire ou indispensable, sachant sciemment que d’autres parties du monde, dont mon pays, le Honduras, ont de graves problèmes en approvisionnement d’eau.

Dans mon village par exemple, la source ne suffit pas à répondre aux besoins de toute la population et de plus, elle est contaminée par des agriculteurs qui utilisent des produits chimiques trop proches de la zone de protection. À ce sujet, je remercie un groupe de stagiaires venu cette année pour soutenir notre communauté en installant des filtres pour purifier l’eau. Ce projet est venu résoudre une partie du problème. Je remercie aussi le programme de Québec sans frontières pour nous avoir appuyés dans la construction d’une serre pour produire nos légumes dans notre centre de formation.

Mais comme tout ne peut pas être rose, une chose que je n’ai pas appréciée dans cette ville pourtant dotée d’un métro très performant, c’est la pollution causée par les automobiles. Et dans cette ville bien développée, j’ai pu percevoir que trop souvent les obligations du travail prennent le pas sur le bien-être des personnes.

Enfin, je remercie le ministère des Relations internationales pour m’avoir accepté comme stagiaire dans son pays. Je me suis senti bien accueilli dans ce milieu multiculturel.

* L’auteur travaille au Centre de formation « CEASO » et à l’Institut technique en Agriculture « ITAGH » au Honduras. Il vient de terminer un stage « réciprocité » de deux mois avec Mer et Monde à Montréal.

 

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