Photo : Christian Bélanger

Au Sénégal, l’économie passe par l’agriculture
et les femmes

Par Prosper Faye, responsable de la Caisse de crédit et d’épargne de Terokh

Au Sénégal, 70% de la population vit de l’agriculture et 80% des femmes en milieu rural assurent les charges de la famille. Ces femmes, comme celles du village de Terokh, en partenariat avec l’Association Nord Pas de Calais développent l’agriculture, qui est le moteur de l’économie.

Ce projet de coopération permet aux femmes de cultiver des légumes à l’année longue à l’intérieur de leur périmètre maraîcher. Elles sont assurées d’un salaire journalier de 2000 CFA par jour ce qui leur permet également de lutter contre le chômage et la pauvreté.
Le projet a pour objectif d’investir la moitié des bénéfices annuels dans le domaine de la santé, de l’éducation et de la promotion féminine. Les femmes ont ressenti les retombées de cette coopération au niveau de la Caisse d’épargne et de crédit : on a constaté en effet une augmentation de leur participation. Au sein des ménages on constate l’acquisition de nouveaux équipements domestiques comme des armoires, des chaises, des ustensiles de cuisine, etc. Mais, au delà de l’aspect financier, le projet a permis aux femmes de mettre fin au calvaire qu’elles vivaient en se faisant
« louer » pour la lessive à Tivouane moyennant un coût de 1500 CFA par jour.

On ne peut développer le Sénégal sans passer par l’agriculture, car c’est le secteur le plus productif. Les femmes en sont tellement conscientes qu’elles se sont battues pour obtenir la parité, et c’est cette parité qui leur a permis d’avoir accès à la terre.

Les femmes présentent le plus grand bassin de main d’œuvre, car après les cultures, elles s’investissent dans la commercialisation et la transformation des produits.

 

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