Les femmes, les laissées-pour-compte de l’éducation
par Gilbert Dione

Des stagiaires de Mer et Monde se sont impliqués notamment au niveau de l’alphabétisation, d’achats de matériel didactique, d’animation d’ateliers et de la construction d’un local de cours. Gilbert est un partenaire local de Mer et Monde au Sénégal.

Je m’appelle Gilbert Dione. Je travaille dans une case d’éducation des femmes analphabètes dans mon village nommé Dougnane.

Pourquoi les femmes? Parce qu’avant les années 70, les femmes n’avaient pas besoin d’aller à l’école, soi-disant parce que lorsqu’elles vont se marier et que c’est leur mari qui ferait tout pour elles. Dans mon village, je trouve dommage que les femmes n’aient pas eu la chance d’aller à l’école à l’âge de 6 ou 7 ans. Par contre, elles ont celle de venir prendre des cours pendant la semaine malgré leurs tâches ménagères lourdes. Et elles ont tout un courage aussi. Quand je vois leur motivation et leur mobilisation, ça me donne encore plus le goût de les aider du plus que je peux. Elles sont toutes des mamans en plus! Elles ne sont pas nulles, elles ont seulement besoin d’un coup de pouce et là, elles sauront parler et bien écrire le français.

Ici, les enfants parcourent des kilomètres et des kilomètres pour aller à l’école. C’est pourquoi la majorité de ces enfants abandonnent leurs études avant d’atteindre les études supérieures.

Moi, Gilbert, je veux diminuer le taux d’analphabétisme dans mon village et partout où j’aurai la chance de séjourner dans le monde. Inch Allah!

 

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