L’éducation comme engagement envers la jeunesse
par Hector David Medina Sanchez, traduction de l’espagnol de Francis Desroches

Les stagiaires de Mer et Monde s’impliquent dans un projet d’éducation complémentaire visant à réduire la délinquance des jeunes honduriens. On présente ici le témoignage du responsable du projet et partenaire local de Mer et Monde.

Mon nom est Hector David Medina Sanchez, Directeur du projet SER. Il s’agit d’un programme de formation sur la prévention des comportements sociaux à risque (i.e. consommation de drogue, violence, comportements sexuels irresponsables, etc.) dirigé par la Fondation des oeuvres sociales vicentines (OSOVI) de Tegucigalpa, Honduras.

Ce programme existant depuis huit ans a permis d’offrir aux écoles publiques comme privées de Tegucigalpa et des environs une formation parascolaire axée sur des thèmes d’actualité et sur les intérêts des bénéficiaires des services. Autant les élèves que les enseignants ont été visés par l’initiative.

Le projet SER favorise une approche participative. Au menu des rencontres d’une durée de trois jours se retrouvent des ateliers, des échanges en groupes, des projections de documentaires, ainsi que des activités récréatives, manuelles et sportives. Un des objectifs de ces rencontres est une réflexion sur les valeurs humaines en parallèle à l’éducation reçue tant au sein du foyer que dans les établissements scolaires. II est aussi visé de conscientiser les participants aux moyens qui leurs sont accessibles pour éviter des comportements sociaux à risque. La majorité des écoles participantes proviennent de quartiers marginalisés et de communautés rurales, où ces risques sont bien présents.

Ce projet éducatif informel a reçu plusieurs appuis au sein du milieu éducatif, notamment de la part du Secrétariat à l’éducation. Jusqu’ici, plus de cinquante centres éducatifs ont profité de nos services, atteignant 12 395 élèves et 595 enseignants, en plus de 360 parents et ce, par le biais de plus de 212 ateliers. Pour réaliser nos actions, nous avons pu compter sur l’appui de la société civile, composée aussi bien de groupes locaux que d’organisations internationales. La tâche ardue rend les appuis nécessaires afin de soutenir l’éducation au pays, un facteur clé lorsque nous voulons combattre l’état de sous-développement que nous rencontrons.

Considérant que les efforts éducatifs de la part de nos autorités n’ont pas toujours été bien dirigés, que les politiques adoptées et les innovations n’ont pas toujours su répondre aux besoins réels de la population, il y a urgence de construire un plan national d’éducation. Plusieurs réalités devraient y être adressées, tels l’impact des décisions politiques en matière d’éducation, la construction d’une identité propre au moyen de notre systeme éducatif et les conflits existant entre la main-d’oeuvre de l’éducation et les décideurs politiques.

Devant les réalités quotidiennes que nous rencontrons, il est absolument nécessaire de créer des espaces de formation permettant le développement de personnes éduquées et conscientes des enjeux sociaux présents afin que celles-ci contribuent au bien-être de leur famille et de leur communauté. Et c’est ce que propose le Projet SER comme engagement envers la jeunesse et le peuple hondurien.

 

< précédente