Éduquer c’est développer l’humain
par Pierre Deslières

Au cours de l’année 2010, l’Unisson abordera à chacune de ses parutions, un thème particulier et présentera l’implication de Mer et Monde et du Centre Berthe-Rousseau dans ce contexte. Pour la présente édition, c’est l’éducation qui sera à l’honneur et nous verrons comment cela se vit autant au Sénégal et au Honduras qu’au Québec.

En septembre 2000, lors du Sommet du millénaire tenu au Siège des Nations Unies à New-York, les chefs d’États des 189 membres de l’ONU ont adopté huit Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Malheureusement, ces engagements ont eu peu d’échos au Canada et au Québec. Ces objectifs visent à réduire la pauvreté, à promouvoir le développement humain, l’égalité des genres et à maintenir un environnement durable. L’objectif numéro 2 est : « Assurer l’éducation primaire pour tous ». La cible visée est, d’ici 2015, de donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires.
Bonne nouvelle, selon l’ONU, des progrès ont été enregistrés, malgré le fait que beaucoup reste à faire:
« Le nombre d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire, qui n’étaient pas scolarisés, a chuté, passant de 103 millions en 1999 à 73 millions en 2006, malgré une augmentation générale du nombre d’enfants dans ce groupe d’âge.

Pour permettre aux enfants d’atteindre leur potentiel et aux pays de se développer, les progrès accomplis vers l’éducation primaire universelle devront être répercutés au niveau du secondaire. En 2008, dans les pays en développement, moins de 54% des enfants en âge de fréquenter l’école secondaire sont scolarisés. »

Par ailleurs, il est reconnu que l’éducation, en particulier l’alphabétisation des femmes, a un impact direct important sur la réduction de la mortalité infantile et la baisse de la fertilité. Ainsi, à propos des femmes :
« L’instruction a élargi leur horizon, les a mises au contact de quelques notions, au moins, de planning familial et les a dotées d’une plus grande latitude pour exercer leur rôle d’agent dans les décisions familiales, y compris en matière de fertilité et de naissances. »

Donc un des meilleurs moyens pour réduire la pauvreté c’est certainement de travailler à l’éducation. Nous verrons comment cela se concrétise sur le terrain et comment nos organismes peuvent apporter leur modeste contribution à la poursuite de l’objectif d’améliorer le sort des populations autant ici que dans des pays en développement.

Finalement, c’est avec beaucoup de plaisir et une certaine fierté que nous accueillons Émile Proulx-Cloutier à titre de porte-parole de la fondation Jeunes et Société. Comme vous le constaterez dans l’article de Marie-Claude Robitaille, Émile partage pleinement les valeurs et la mission de la fondation et des organismes qu’elle supporte.

Bonne lecture !

 

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